Les Précieuses: MARIE MAS, Métamorphoses merveilleuses

Comme pour toutes les marques prometteuses que j’ai connues bébé, de Charlotte Chesnais è Marie Lichtenberg ou 5 Octobre à Vanrycke pour les anciennes, je pose sur elles l’œil attentif de la marraine qui leur a prédit chance et merveilles au berceau. Pour peu, je me prendrais presque pour la bonne fée, leur réussite retombe sur mon égo comme une pluie bienfaisante, j’ai la vista.

Je le dis sans aucune fausse modestie, je sais reconnaitre une marque de bijoux au juste potentiel créatif. J’aurais pu en faire mon métier, mais je préfère écrire leur histoire que de les vendre. En même temps, raconter une histoire, je crois que c’est justement ça qui fait rêver.

Quand j’ai rencontré Marie il y a 4 ans, elle m’avait montré sa première pièce, son collier Swinging Stones, un ruissellement de pierres mobiles jouant sur la transformation de la couleur, du violet profond de l’améthyste au rose pastel du quartz pour tendre vers le bleu intense de la topaze. J’avais été bluffée, tant par la prouesse technique que par la sensation qu’elle suscite. Le mouvement ininterrompu orchestrée aussi surement qu’une cascade de dominos mime à la perfection l’énergie primordiale du vent ou des vagues. Ca vous donne un frisson, aussi sûrement que devant le spectacle magique d’une métamorphose.

Je l’ai retrouvée début mars dans son showroom du boulevard Saint Antoine, dans une résidence des Ateliers de Paris qui accueille de jeunes artistes. Après 10 jours passés sur le chantier de ma maison à Saint-Jean-de-Luz en pyjama, j’étais passée par la case coiffure-manucure pour retrouver une apparence acceptable. Marie était naturellement parfaite, la fraîcheur se passe d’artifices.

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