
MARIE MAS - TRAILBLAZER
Marie Cabirou / MARIE MAS, France : Extrait de Jewelry’s Shining Stars: The Next Generation, 45 Visionary Women Designers (ACC Artbooks, juillet 2024)
Dans ses propres mots
« J’ai commencé ma carrière en tant que stagiaire pour Christian Dior, au sein du studio de bijoux fantaisie. Ensuite, ils m’ont embauchée et j’y ai travaillé quelques années avant de lancer ma propre marque, que j’ai construite autour du concept de mouvement. Mes bijoux prennent vie lorsqu’ils sont portés : les diamants sortent des bagues, les pierres se retournent pour montrer une autre couleur, et les bagues de fiançailles se relient entre elles. »
Quel est votre processus de création ?
« Je commence toujours avec une idée de technique, de concept ou de mouvement qui me passionne. Ensuite, je travaille généralement en parallèle avec des dessins et des maquettes dans des matériaux très variés. Chaque collection est différente. Pour l’une, j’ai expérimenté avec des chaînes en laiton et de la colle pour trouver les formes, proportions et l’équilibre parfait entre rigidité et souplesse. Pour d’autres collections, j’ai utilisé des maquettes en papier ou en céramique — tout ce qui peut m’aider à développer une idée sans contraintes. Avec les dessins, on tend à obtenir quelque chose de assez attendu, alors qu’en travaillant librement avec différents matériaux, on laisse place aux accidents heureux et aux formes inattendues. Cela offre une perspective différente et peut mener à quelque chose de plus unique. »
Quelle est votre pièce préférée dans votre collection ?
« La Dancing Open Ring : c’est l’une des pièces les plus magiques. On a l’impression qu’elle flotte de chaque côté du doigt. D’un côté, un diamant marquise ; de l’autre, une ligne de six pierres violettes dégradées en couleur et en forme, du rond à un ovale fin. Les pierres sont montées sur des bras articulés, ce qui leur permet de bouger et de changer de côté, révélant une seconde ligne de pierres dégradées en bleu, du foncé au clair. La bague continue de bouger avec la main et on a l’impression qu’elle vit avec vous. »




